Costumes & Scénographie
Dans Jack in the box, j’ai travaillé sur le contraste entre l’usage d’un uniforme pour les deux interprètes, (deux informes joggings marrons Nike® et des polos Lacoste®, tenue à la fois jugée débraillée par certains et représentant le bon goût pour d’autres) et une extrême différenciation des visages, accentuée par un maquillage grotesque et caricatural, visant à la difformité des visages. Nous avons travaillé dans un hôpital psychiatrique à Armentières dans d’anciens réfectoires sans doute. La gamme colorée des costumes découle de celles de la faïence et des peintures murales du bâtiment « dans le jus ». La disposition des plafonniers lumineux a inspiré notre dramaturgie lumineuse.
PRESSE
Le mot “danse“ n’apparaît pas dans le discours d’Hélène Iratchet, et pourtant… Sa détermination à éloigner le corps ordinaire la porte à refuser la mise en scène du plus basique des mouvements : la marche, et, au-delà, une banalité du corps déployé. Hors la notion de déplacement, l’espace de représentation, comme arrêté, se mue en cabinet de l’étrange, un lieu d’exposition pour des pantins et poupées qui s’animent de peu. L’acte de chorégraphier est focalisé sur les détails de l’expressivité, des visages ou des mains par exemple, enserrés dans une partition rigoureuse rythmant par d’infimes décalages une forme de dialogue des segments. Des personnages naissent, mais apparemment bornés à leur silhouette, écrivant les émotions comme une forme de mécanique du corps. Le maquillage appuyé, sans caractère ajouté de personnage théâtral, conforte « l’intention de m’éloigner du corps quotidien. […] Que disent des corps comme mus de l’intérieur sans moteurs ou stimuli extérieurs ? » (…) M. Kéléménis